Les pigeons sont nombreux et très bien adaptés à la vie citadine. Ils trouvent refuge dans les villes pour des raisons de sécurité et de stratégie alimentaire. Ils se regroupent sur les corniches d’immeubles, les toitures, pénètrent dans les combles non fermés, sous les préaux. Leur prolifération constante engendre des nuisances sanitaires, mais également la dégradation des bâtiments due à l’acidité des fientes. La Ville de Brignoles n’échappe malheureusement pas à cette situation. Quelques rappels réglementaires s’imposent pour participer et éviter la prolifération des volatiles.

Interdiction de nourrissage
Le Règlement Sanitaire Départemental du Var, articles 26 et 120, interdit de jeter ou déposer des graines ou de la nourriture pour attirer les animaux errants et/ou sauvages, notamment les pigeons, ceci en tous lieux publics et privés, voies privées, cours, ou autres parties d’immeuble.
Des conséquences négatives
Nourrir les pigeons à de lourdes conséquences. Cet apport de nourriture :
- modifie les habitudes naturelles de l’animal,
- peut empoisonner l’animal si la nourriture est non adaptée,
- provoque une concentration préjudiciable aux pigeons eux -mêmes en augmentant le risque de propagations de maladies,
- attire les rongeurs comme les rats.
Ne plus nourrir les pigeons c’est :
- éloigner les rongeurs,
- assurer un environnement plus sain,
- éloigner des lieux d’habitation les nuisances et détériorations occasionnées par les déjections,
- contribuer au respect des riverains. Le nourrissage des pigeons est interdit par la réglementation et est passible d’une amende forfaitaire pouvant être majorée jusqu’à 450€.
En savoir+
Les actions déployées sur la commune
La Ville de Brignoles a installé depuis quelques année un pigeonnier aux serres municipales afin de maîtriser les naissances par la stérilisation des œufs. Les pigeons nichent à l’intérieur, ils sont nourris et abreuvés et un suivi sanitaire des pensionnaires est assuré. La Ville a opté pour la méthode douce en s’associant les services de la SOGEPI. L’entreprise intervient tous les dix jours pour nettoyer le sol et les cases, gérer les nids et apporter une alimentation adaptée pour attirer les volatiles. Une partie des œufs pondus sont traités pour réguler les naissances. Aucun retrait n’est fait : la femelle continue à couver, mais seulement une partie des poussins naîtra. L’objectif est de mettre en confiance les oiseaux, d’éviter qu’ils n’aillent pondre ailleurs et de ne plus avoir accès ensuite aux futures couvées, mais aussi de maintenir un effectif des populations raisonnable.


