Afin de mieux prendre en compte la délinquance du quotidien sur le territoire national, le ministre de l’Intérieur a demandé aux préfets de décliner des plans d’actions départementaux visant à restaurer durablement la sécurité du quotidien pour nos concitoyens. Dans le Var, le plan d’action départemental de restauration de la sécurité du quotidien (PADRSQ) a été élaboré avec le concours des forces de sécurité intérieure, en lien étroit avec les élus du territoire et en associant aussi les services de l’État qui concourent à la sécurité publique, les polices municipales, les associations et les bailleurs sociaux. Le préfet, Philippe Mahé accompagné de la sous préfète Anne-Cécile Vialle, est venu à la brigade de gendarmerie de Brignoles en présenter les détails aux élus parmi lesquels le maire, Didier Brémond et André Guiol, sénateur et aux associations et forces de l’ordre. Au niveau local, la police municipale fait partie intégrante de ce plan

Faire un diagnostic
Le premier objectif de ce plan a consisté à dresser un diagnostic partagé dans chacun des trois arrondissements du département : Toulon, Brignoles et Draguignan. Chacun d’entre eux rencontre des problématiques de sécurité différentes. Les élus, notamment les maires qui connaissent bien leur territoire et la nature des actes et délits commis sur leur commune, jouent un rôle important dans l’identification du type de délinquance et leurs causes afin de proposer des solutions concrètes et opérationnelles pour agir en faveur de la sécurité des concitoyens.

Cibler les axes d’amélioration pour renforcer la sécurité
Il s’agit aussi de faire savoir, « dire ce qu’on fait », notamment dans les instances partenariales existantes tels que les groupe de partenariat opérationnel, les GPO ou lors d’échanges avec les comités locaux d’intérêt, les CIL. Les opérations menées feront ainsi l’objet d’une communication régulière en valorisant les actions communes mises en œuvre au bénéfice de la sécurité de la population.
Les premières mesures du plan
Narcotrafic
- Poursuivre les opérations antistup sur l’ensemble du territoire
- Déploiement de l’arsenal administratif : contrôle des commerces et fermetures éventuelles, vidéoprotection, utilisation des drones…
- Systématisation des contrôles : personnes, véhicules, parties communes, caves… mais aussi sur le net pour s’adapter à l’ubérisation
- Renforcement de la présence des forces de sécurité intérieure sur le terrain
- Actions en synergie avec les polices municipales, les sociétés de sécurité, mais aussi les bailleurs, les éducateurs et les médiateurs
- Saisie des biens des trafiquants et recours à des services spécialisés pour tout financement suspect
Immigration illégale
- Resserrement des conditions d’admission au séjour
- Création d’un local de rétention administratif au sein du commissariat de La Seyne-sur-Mer
- Renforcement des contrôles sur le réseau ferré et les axes routiers identifiés comme point de passage de personnes en situation irrégulière
Violences intrafamiliales
- Faciliter l’accueil et le traitement des plaintes, améliorer la prise en charge des victimes
- Création d’une nouvelle maison des familles à Draguignan et d’une salle d’audition MELANIE supplémentaire à Brignoles
- Développer des postes d’intervenants sociaux dans les commissariats et les gendarmeries. Un huitième poste est en cours de création
- Éloignement du foyer des auteurs de violences familiales pour mieux protéger les victimes
- Former tous les fonctionnaires de voie publique et d’investigation
Atteintes aux biens et incivilités
- Renforcer la présence des forces de sécurité intérieure sur la voie publique, notamment en zone rurale avec un maillage resserré des unités de gendarmerie nationale
- Appuyer l’action des maires, notamment sur les rappels à l’ordre
- Développer les partenariats avec les polices municipales
- Étendre le dispositif de participation citoyenne pour faire remonter les informations aux forces de sécurité intérieures
- Systématiser l’exploitation des systèmes de vidéosurveillance des communes

