
Favoriser l’infiltration
L’objectif est de favoriser l’infiltration de l’eau pluviale directement dans le sol, par la mise en œuvre de revêtements de surfaces perméables, de prairie piétinable, de copeaux de bois, de gravillons ronds, de pavés drainants, d’enrobés drainants, évitant ainsi au maximum le rejet dans les réseaux publics. Pour les parties où l’eau est collectée, elle sera stockée dans deux bassins de rétention afin de la restituer lentement dans les réseaux urbains pour éviter la surcharge et la saturation.

Les cours de Jean-Giono dans un premier temps


Ce projet de réaménagement qui concerne la cour de l’école élémentaire, celle de l’école maternelle et le terrain de jeu.
La végétalisation sera réalisée aux vacances de Toussaint avec la plantation d’arbres de haute tige, catalpas communs et érables de Montpellier – des haies végétales de myrtes, céanothes, photinias, éléagnus et abélias. Des fougères, tiarelles et tellimes à grandes fleurs, des lavandes, sauges et romarins seront installés en pied d’arbres. L’ensemencement privilégiera les espèces piétinables, chiendent pied de poule, dischondre rampante et verveine nodiflore. Au total, 2.692m2 vont être ainsi traités pour favoriser l’infiltration, limiter la chaleur du fait des surfaces plus absorbantes et offrir des espaces ludiques aménagés de mobilier adapté, tables, bancs, rondins, huttes, mini golf…
Durée des travaux : 13 semaines du 24 juin au 6 septembre et du 21 au 31 octobre pour les plantations.
À noter que la nouvelle école Véronique-Delfaux au quartier La Tour est elle aussi dotée de ce type de cour dite « oasis ». Les autres établissements scolaires vont également bénéficier progressivement de ce type de traitement.
Au croisement d’enjeux de société
Si le réaménagement de cours d’école met l’accent sur le résultat avec la végétalisation ou la désimperméabilisation, ce type de projet est au centre d’un ensemble d’enjeux bien plus vastes. Comme le précise le CEREMA, l’établissement public relevant du ministère de la Transition Écologique et de la Cohésion des Territoires, « il s’agit aussi de replacer le bien-être et la santé des enfants au cœur du projet pour permettre l’épanouissement personnel, le développement moteur, psychologique et social. Les temps en extérieur peuvent en effet participer à favoriser l’autonomie, la sociabilité et la créativité et apaiser le climat scolaire. Ces espaces favorisent des jeux diversifiés, le défoulement, la découverte – faire des trous, ramasser des petites branches, des feuilles – la détente ou encore la coopération… ».


Sur des aspects plus techniques, dans un contexte d’augmentation et de précocité des vagues de chaleur ou de lutte contre les inondations, ce sont bien sûr les questions d’adaptation aux changements climatiques et de gestion des eaux pluviales qui sont les moteurs de tels projets : favoriser l’effet d’ombrage dans la cour et une infiltration des eaux pluviales à la parcelle pour éviter au maximum les rejets au réseau. Il peut aussi s’agir de favoriser la création d’un ensemble d’îlots de fraîcheur.
Les cours d’école, lieux de proximité et du quotidien, propriété de la commune, deviennent ainsi des terrains d’actions idéaux en faveur du développement de la nature en ville, la sensibilisation à la biodiversité ou à l’alimentation et à l’adaptation au changement climatique.
En savoir+
Investissement :
École élémentaire Jean-Giono : 258.852€.
Subventions :
- 179.434€ de l’Agence de l’Eau ;
- 58.416,87 € du Département du Var
École maternelle Jean-Giono : 215.430€.
Subventions :
- 149.334 € de l’Agence de l’Eau
- 42.544,52 € du Département du Var





