Ville de Brignoles

Terroir et traditions

Histoire de la Pistole

La prune séchée, une spécialité locale !

La prune séchée © AGB

La prune séchée © AGB

Prune séchée qui doit son nom à sa forme de pièce de monnaie, la pistole fut longtemps emblématique de notre ville.

Dès la deuxième moitié du XVIème siècle, alors qu'elle est déjà fort appréciée de François Ier, sa renommée dépasse largement les frontières. Aujourd'hui, ce sont plus de 500 ans de tradition qui sont mises à l'honneur.

On raconte qu'il y a fort longtemps, le Seigneur de Vins, grand propriétaire foncier de notre ville, refusant de payer ses impôts s'attira la colère des Brignolais. Ces derniers saccagèrent ses terres et coupèrent tous les arbres de ses vergers. C'est ainsi qu'auraient péri les fameux pruniers, ce qui entraîna la perte du commerce des prunes de Brignoles, au profit des prunes de Digne. Un seul prunier aurait survécu à ce désastre, caché dans le jardin du presbytère. Protégé, il aurait traversé les siècles, attendant qu'une main vienne prendre ses plus beaux rameaux, pour multiplier la variété oubliée.

Le Perdrigon violet

Perdrigon violet (c) AGB

Perdrigon violet (c) AGB

Une variété singulière

Cette variété de prune se cultivait autrefois dans le Var et plus particulièrement à Brignoles, puis s'est étendue en Provence et dans les Alpes.

Caractéristiques physiologiques : sa floraison est tardive, les prunes arrivent à maturité fin août. L'arbre est vigoureux et sa productivité est abondante.

Caractéristiques du fruit : le fruit est petit et oblong. Sa peau est noire avec des reflets rougeâtres, la chair est jaune orangé, très sucrée. Le noyau n'adhère pas à la chair. Cette variété était utilisée pour être séchée pour faire les « pistoles » (plats, rond et dorés, elles ressemblaient à l'ancienne pièce de 100 francs ce qui lui a donné ce nom) ou « Brignolles  » (nom de la ville de Brignoles où elles étaient confectionnées).

 

Les étapes clés de la fabrication

Les prunes de Brignoles se récoltent au mois d'août. On attend qu'elles soient bien mûres pour les faire tomber en secouant l'arbre légèrement. Les prunes sont préparées à domicile dans des soleilhadours, séchoirs situés en haut des maisons.

Elles sont pelées avec un couteau en canne de Provence, enfilées ensuite sur de petites buchettes en bois que l'on dispose sur une sorte de tourillon de paille. Le tout est suspendu à des arbres au midi, puis rentré le soir pour éviter l'humidité.

Après une huitaine de jours les prunes sont désenfilées : le noyau est expulsé par pression avec les doigts. On aplatit et on arrondit les prunes qui sont placées sur des claies puis on termine de les sécher en les tournant régulièrement.
Une des caractéristiques de cette prune séchée est qu'elle flambe si on l'approche d'une flamme.

Les prunes étaient conditionnées dans des massepans ou boîtes, garnies de papiers. Sur le couvercle, on apposait les armoiries de la ville.
Dans un premier temps ces prunes se sont vendues sous le nom de « Brignolle », mais l'imagination des Provençaux a fait que les « Brignolles » sont devenues des « Pistoles » dès la fin du XVIII siècle, du fait de leur ressemblance avec une pièce de monnaie portant ce nom.

 

Mise à jour mars 2018

Soleilhadour

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Sous François 1er : 1515-1547

La commercialisation de cette spécialité remonterait au début du XVIe siècle.

 

1538 - Visite de François Ier, roi de France à Brignoles : à cette occasion, on distribua un grand nombre de prunes. Elles furent tellement appréciées par le roi, qu'on lui en expédia une charge la saison suivante. Dès la deuxième moitié du XVIe siècle, la renommée des prunes de Brignoles devint incontestable.

 

 

Sous Henri III : 1574-1589

1578 - Le plus ancien témoignage connu à ce jour du séchage des prunes est relaté dans un contrat passé le 23 juillet 1578 chez un Notaire de Brignoles.

1580 - Le fermier du prieur de Saint Martin d'Argentil de Camps devait adresser chaque année aux fêtes de Noël six boîtes de prunes au Prieur Messire Pierre Fabri, chanoine d'Avignon. Il est vrai que les prunes de Brignoles figuraient parmi les célèbres 13 desserts : raisins sec, figues sèches, amandes, noix, noisettes, prunes de Brignoles, pâte de coings, nougat, pompe à huile…

1585 - Les prunes étaient inscrites au menu du banquet de la ville qui avait lieu chaque année dans la maison de ville, après la nomination des nouveaux consuls et conseillers, et avant leur entrée en fonction, le 2 février.

1588 - Assassinat du Duc de Guise, le 24 décembre. A Blois, quelques instants avant de tomber sous les coups de ses meurtriers, le Duc Henri de Guise demanda à son valet de chambre de lui donner quelques prunes de Brignoles.

Sous Henri IV : 1589-1610

1596 - Le Duc d'Epernon, gouverneur de Provence, quitte Brignoles :
On dira de lui : " A mai fach de maus que Parnon e mai de talos que Garon " Il a fait plus de mal qu'Epernon, et plus de dommages que Garon". Garon était un berger qui introduisait clandestinement ses troupeaux dans les champs de particuliers, causant de grands dommages à leur insu. Pourtant, le Duc d'Epernon reçut de nombreux dons de prunes, même le jour où il quitta Brignoles et la Provence en 1596.

 

 

Louis XIV : 1643-1715

Au XVII siècle, deux villes étaient renommées en Provence pour leurs prunes séchées : Brignoles et Digne.

1605 - Les marchands de Lyon se plaignent que les prunes de Brignoles ne sont plus aussi bonnes et se gâtent, le Consul leur répond qu'elles sont toujours aussi bonnes mais qu'on en apporte des pays voisins, dont la ressemblance est telle que les marchands ont pu être trompés.

1660 - Passage de Louis XIV roi de France à Brignoles. On offrit au roi et à sa suite un grand nombre de boîtes de prunes, et au commandant de la compagnie des mousquetaires du roi, des bouteilles de vin.

1666 - Sigongue publiait ce poème dans Cabinet satirique :
Au teint de prunes de Brignolle
Parée d'un petit collet
Perette allait à l'espagnole
Tenant en poing son chapelet

1707 - Guerres de succession d'Espagne : 1701 à 1711. Les consuls furent obligés de donner 1660 prunes sèches aux puissances ennemies.

 

 

Sous Louis XV : 1715 à 1774

1775 - Lettre du 12 septembre adressée aux Maires et Consuls de Brignoles, par Messieurs les Procureurs du pays à Aix en Provence. "Il nous est venu des plaintes de la part des étrangers et des personnes de la province, que les boîtes de prune qui viennent de Brignolle, quoique plus chères qu'autrefois deviennent toutes les années plus petites…".

 

 

Sous Louis XVI : 1774-1793

 

1781- Benoît le jeune - Précis de matière médicale. Il est d'usage de donner aux malades des prunes de Brignoles, cuites ou crues. Dès la fin du XVIII siècle, le commerce de la prune sèche à Brignoles est sur le déclin. Il disparaît au début du XIXe siècle.

Sous Napoléon 1er : 1804-1814

La vallée de l'Asse en Haute Provence a été le dernier lieu où l'on a produit les fameuses « Brignolles » ou « Pistoles », jusqu'à l'aube de la seconde guerre mondiale (1939-1945).

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